La psychose des oiseaux

 

Elle entre dans la douche… Que va-t-il se passer ?

Hollywood, USA, 1961

C’est en sortant les biscuits du four que je compris ce qui s’était vraiment passé.

J’ai alors vu sur le comptoir le pot de fécule de maïs.

J’avais oublié d’en inclure dans ma recette.

Mes biscuits n’avaient donc pas gonflés.

Ils étaient ratés.

J’étais tellement fâchée que j’aurais pu commettre un meurtre !

– Crroak, croaak, piaillèrent ces corbeaux de malheur.

Ils étaient rendu près de mille à venir s’installer sur les cordes à linge et balcons de la cour centrale. C’était fou !

J’étais alors Janet Crane, une des rares et premières femmes psychanalystes aux États-Unis.

Congé forcé. Burnout! Je cuisinais pour me changer les idées !!!

Il m’a presque rendu folle à essayer de le psychanalyser.

Quel manipulateur que ce Gary Oldman.

Il avait assurément une psychose.

Il me racontait les histoires les plus étranges.

Je découvris ensuite par hasard qu’il était mon voisin.

J’avais fenêtre sur cour avec lui.

Ce damné Gary vivait sous mes yeux voyeurs empreints de haine.

Il venait de détruire ma carrière !

Tout ça a commencé quand ce voisin, qui ne savait cependant pas que j’étais sa voisine, est venu à mon cabinet pour consulter.

D’un côté, je découvrais en cabinet un homme rocambolesque au train de vie exubérant.

À la maison, j’espionnais un homme solitaire, discret, routinier.

Quel abysse ! J’en avais le tournis.

– Ô Vertigo, sinistres vertiges, quand cesserez-vous de me harasser ?

– Croack !

– Et vous aussi maudits corbeaux ?

J’eus des tas de déductions étranges et affreuses sur son compte. 

J’y voyais alors embrouillé.

Surtout à partir de l’arrivée de cette vieille dame, sans doute sa mère ou une tante.

Sa vilaine présence attirait les oiseaux. Vieille sorcière !

Gary vivait seul depuis son déménagement.

Et puis, cette vieille dame en chaise roulante est venu emménager.

Toujours assise près de la fenêtre, je la devinais à travers les rideaux.

Elle était clouée à sa chaise.

À chaque jour, à minuit, il la prenait dans ses bras et allait la coucher dans la chambre d’amis.

Ensuite il se promenait dans la maison avec un couteau de cuisine à la main.

Il avait l’air d’un enfant s’amusant avec son jouet.

Fatiguée, je décidai alors d’aller prendre une douche

L’eau me coulait sur la tête, sur les épaules et mon dos. Je relaxais.

– Clingne, Clougne, Clongne !

La fenêtre de la douche fut fracassée.

Des oiseaux entrèrent dans ma salle de bain pour venir m’attaquer.

En proie à la panique, je les ai frappé, je sortis de la douche et de la pièce.

J’entendais maintenant les oiseaux se débattre derrière cette porte que je venais de fermer.

J’en entendais maintenant des milliers qui manifestaient une colère noire.

Nue et affolée, je retournai à la fenêtre du salon pour voir chez mon voisin.

Ces milliers d’oiseaux attendaient encore dans la cour.

Des centaines d’entre eux foncèrent vers la grande fenêtre et attaquèrent la vieille mère.

Ils lui picossèrent la tête, pauvre femme.

Les oiseaux s’affolèrent au moment où Gary entra dans la pièce.

Des oiseaux l’attaquèrent à son tour.

Il se débattit et tourna sur lui-même.

On aurait presque dit qu’il dansait avec les oiseaux.

Puis, paniqué, aveuglé, il se dirigea vers sa fenêtre béante.

Étourdi, – Ô vertigo, il tomba alors du troisième étage et mourut sur le coup.

En bon charognards, ces corbeaux le suivirent dans sa chute.

J’eue alors une vision d’horreur.

La pauvre femme était évidemment défigurée.

Défigurée mais également cadavérique.

Elle pouvait bien ne jamais bouger.

Elle était morte et empaillée.


* * *

[Ce qui suit est une zone de brouillons] :

[591 mots : Voici la version finale, la quatrième version. J’ai mis en caractère gras les allusions directes ou trafiquées des références aux films d’Hitchcock. J’ai mis toutes mes phrases au passé. Dans la 3e version, je passais du passé au présent. Cette 4e version me plaît beaucoup et elle reste dans l’esprit de l’oeuvre d’Hitchcock. En plus, j’ai réussis à ne pas trop tomber dans le surnaturel ou le fantastique, domaines dans lesquels Hitchcock ne jouait jamais. Alfred était un amateur de réalisme. Le suspense et l’horreur réels.

À mesure que mon histoire se développait, j’aimais l’intrigue qui se dessinait mais je ne voyais pas comment j’arriverais à récupérer le sens de la damnée première phrase. Cette phrase qui m’aura compliqué la vie. J’ai eu un beau flash pour en quelque sorte contourner le problème : rendre autonome la réflexion sur les biscuits. Elle comprit pourquoi ses biscuits furent ratés. Après, j’avais le champ libre pour ne plus tenir compte qu’elle comprenait quelque chose dans la présence de la vieille femme cadavérique, par exemple. Mon texte est peut-être suffisamment achevé. Qu’en pensez-vous ?]

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 3

Hollywood, USA, 1961

C’est en sortant les biscuits du four que je compris ce qui s’était vraiment passé.

J’ai alors vu sur le comptoir le pot de fécule de maïs.

J’avais oublié d’en inclure dans ma recette.

Mes biscuits n’avaient donc pas levés, pas gonflés.

Ils étaient ratés.

J’étais tellement fâchée que j’aurais pu commettre un meurtre !

– Crroak, croaak, piaillèrent ces corbeaux de malheur.

Ils sont rendu des centaines et des centaines à venir (s’installer) sur les cordes à linge et balcons de la cour centrale.

Je m’appelle Janet Crane, une des rares et premières femmes psychanalystes en ce début des années soixante.

Me voilà par contre en congé forcé. Burnout! Alors je cuisine pour me changer les idées !!!

Il m’a presque rendu folle à essayer de le psychanalyser.

Quel manipulateur que ce Gary Oldman. Il vit assurément une psychose.

Depuis la première rencontre, il me raconte les histoires les plus étranges que j’ai entendu.

Je découvre ensuite par hasard qu’il est mon voisin.

J’ai fenêtre sur cour avec lui.

Ce damné Gary vit sous mes yeux voyeurs empreints de haine. Il a détruis ma carrière !

Tout ça a commencé quand ce voisin, qui ne sait cependant pas que je suis sa voisine, est venu à mon cabinet pour consulter.

D’un côté, je découvre en cabinet un homme rocambolesque au train de vie exubérant.

À la maison, j’espionne un homme solitaire, discret, souvent absent, routinier.

Quel abysse ! J’en avais le tournis.

– Ô Vertigo, sinistres vertiges, quand cesserez-vous de me harasser ?

– Croack !

– Et vous aussi maudits corbeaux ?

S’ensuivirent des déductions étranges et affreuses [sur son compte]. 

J’y vois maintenant embrouillé.

Surtout depuis l’arrivée de cette vieille dame, sans doute sa mère ou une tante.

Je crois que sa vilaine présence attire les oiseaux.

Je sais qu’il vivait seul depuis son déménagement.

Et puis, du jour au lendemain, une vieille dame en chaise roulante vient emménager.

Toujours assise près de la fenêtre, je la devine à travers les rideaux.

Elle est paralysée, clouée à sa chaise.

Je la trouvais vraiment (étrange).

À chaque jour, à minuit, il la prend dans ses bras et va la coucher dans la chambre d’amis.

Son déraillé fils aimait se promener dans la maison avec un couteau de cuisine à la main.

Il n’avait pas l’air de vouloir s’en servir agissant plutôt comme un enfant s’amuse avec son jouet.

Fatiguée, je décidai d’aller prendre une douche

Alors que l’eau me coule sur la tête, sur mes épaules et mon dos, que je relaxe,

– Clingne, Clougne, Clongne !

La fenêtre de la douche fut fracassée.

Des oiseaux entrèrent dans ma salle de bain pour venir m’attaquer.

En proie à la panique, je les ai frappés, je sortis de la douche et de la pièce.

J’entendais maintenant les oiseaux se débattre derrière la porte que je venais de fermer.

J’en entendais maintenant des milliers qui manifestaient une colère noire.

Nue et affolée, je retournai à la fenêtre du salon pour voir chez mon voisin.

Ces milliers d’oiseaux attendaient encore dans la cour.

Des centaines d’entre eux foncèrent vers la grande fenêtre et attaquèrent la vieille mère.

Ils lui picossèrent la tête, pauvre femme.

Les oiseaux s’affolèrent au moment où Gary entra dans la pièce.

Des oiseaux l’attaquèrent à son tour.

Il se débattit et tourna sur lui-même.

On aurait presque dit qu’il dansait avec les oiseaux.

Puis, paniqué, aveuglé, il se dirigea vers sa fenêtre béante.

Étourdi, – Ô vertigo, il tomba alors du troisième étage et mourut sur le coup.

En bon charognards, ces corbeaux le suivirent dans sa chute attirés par cette chair fraîchement putride.

J’eue alors une vision d’horreur.

La pauvre femme était évidemment défigurée.

Défigurée mais également cadavérique.

Elle pouvait bien ne jamais bouger.

Elle était morte et empaillée.

***

[Ouff, voici une première version qui me plaît et qui reste dans l’esprit de l’oeuvre d’Hitchcock. Mon texte n’est certainement pas terminé. Qu’en pensez-vous ?]

P.S. Revenez relire les développements de l’histoire d’ici la fin du mois. Pour les membres du Blog, donnez moi des suggestions si vous voulez ! Des commentaires ! Merci !

FIN DU BROUILLON VERSION # 3

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 2

Hollywood, USA, 1961

C’est en sortant les biscuits du four que je compris ce qui s’était vraiment passé.

Je m’appelle Jannet Crane, psychanalyste en congé forcé. Burnout!

Il m’a presque rendu folle à essayer de le psychanalyser.

Quel manipulateur que ce Gary Oldman.

Depuis la première rencontre, il me raconte des histoires les plus étranges que j’ai entendu. Je découvre ensuite par hasard qu’il est mon voisin. J’ai fenêtre sur cour avec lui.

Tout ça a commencé quand ce voisin, qui ne sait cependant pas que je suis sa voisine, est venu à mon cabinet pour consulter. D’un côté, je découvre en cabinet un homme rocambolesque au train de vie exubérant. À la maison, j’espionne un homme solitaire, discret, souvent absent, routinier. Quel abysse ! J’en avais le tournis.

– Ô Vertigo, sinistres vertiges, quand cesserez-vous de me harasser ?

S’ensuivirent des déductions étranges et affreuses [sur son compte].  Je y vois embrouillé.

Ce damné Gary vivant sous mes yeux voyeurs empreints de haine.

Je sais qu’il vivait seul depuis son déménagement.

Et puis, du jour au lendemain, une vieille dame en chaise roulante vient emménager.

Toujours assise près de la fenêtre, je la devine à travers les rideaux.

Elle est paralysée, clouée à sa chaise.

À chaque jour, à minuit, il la prend dans ses bras et va la coucher dans la chambre d’amis.

Son déraillé fils aimait se promener dans la maison avec un couteau de cuisine à la main.

Il n’avait pas l’air de vouloir s’en servir agissant plutôt comme un enfant s’amuse avec son jouet.

Fatiguée, je décidai d’aller prendre une douche…

[Plusieurs options de revirements sont possibles pour menée vers une chute… mais je ne sais pas laquelle. Il faudra bien aussi qu’il y ait des oiseaux quelque part !!! Le titre étant La psychose des oiseaux. lol Il faudra aussi qu’on comprenne ce qui s’est réellement passé lorsqu’elle sortis les biscuits du four. lol]

P.S. Revenez relire les développements de l’histoire d’ici la fin du mois. Pour les membres du Blog, donnez moi des suggestions si vous voulez ! Des commentaires ! Merci !

FIN DU BROUILLON VERSION # 2

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 1

Hollywood, USA, 1961

C’est en sortant les biscuits du four que je compris ce qui s’était vraiment passé.

Ce ne peut pas vraiment être vrai mais c’est ce qui c’était passé.

Je m’appelle Marion. Je suis psychanalyste en congé forcé. Burnout!

C’est de sa faute. Il m’a presque rendu folle à essayer de le psychanalyser.

Quel manipulateur que ce Gary Oldman, également mon voisin depuis deux ans.

J’ai fenêtre sur cour avec lui.

Tout ça a commencé quand ce voisin, qui ne sait cependant pas que je suis sa voisine, est venu à mon cabinet pour me consulter et se faire psychanalyser.

Depuis la première rencontre, je déduis des choses étranges et affreuses [sur son compte] mais je n’arrive pas à me faire une idée juste.

– Ô Vertigo, sinistres vertiges, quand cesserez-vous de me harasser ?

Je vois ce damné Gary vivre sous mes yeux voyeurs et empreint de haine.

Je sais qu’il vivait seul depuis son déménagement.

Et puis, du jour au lendemain, une vieille dame en chaise roulante vient emménager.

Elle est toujours assise près de la fenêtre. Je la devine à travers les rideaux semi-transparents.

Elle est impotente, paralysée, clouée à sa chaise, alors que son déraillé fils se promène dans la maison avec un couteau de cuisine à la main. Il n’avait pas l’air de vouloir s’en servir. Il jouait avec comme un enfant s’amuse avec son ourson.

Fatiguée, je décidai d’aller prendre une douche…

[Plusieurs options de revirements sont possibles pour menée vers une chute… mais je ne sais pas laquelle. Il faudra bien aussi qu’il y ait des oiseaux quelque part !!! Le titre étant La psychose des oiseaux. lol Il faudra aussi qu’on comprenne ce qui s’est réellement passé lorsqu’elle sortis les biscuits du four. lol]

P.S. Revenez relire les développements de l’histoire d’ici la fin du mois. Pour les membres du Blog, donnez moi des suggestions si vous voulez ! Des commentaires ! Merci !

FIN DU BROUILLON VERSION # 1

5 Commentaires

  1. Et bien… l’eau a été coupée, impossible de prendre une douche. Marion va demander de l’aide à son voisin, même si elle le trouve un peu inquiétant. En entrant, elle sent le parfum délicat de pâtisseries en train de cuire, qui est rassurant car il lui rappelle des souvenirs heureux. Elle aperçoit, depuis l’entrée de la demeure, une immense volière avec des oiseaux qui ont un comportement étrange (ils se cognent de façon désordonnée contre les grilles de la volière, comme s’ils voulaient s’échapper). Maintenant, quel est le lien avec les biscuits… ? :-)
    Bon courage pour la suite…

    1. Bonjour, merci de jouer le jeu !
      Merci pour ces idées intéressantes…
      Je n’avais pas imaginé une telle suite.
      L’idée des oiseaux dans une volière, ça me plait.
      J’avais un flash d’oiseaux l’attaquant dans la douche par exemple.
      Je ne voulais par contre pas voir le voisin venir l’attaquer dans sa douche.
      Je ne veux pas faire une copie conforme du scénario de « Psychose ».
      Pour le moment, c’est une mise en scène annoncée de la douche de « Psychose » campé dans le décor de « Fenêtre sur cour ».
      Il reste justement à intégrer les corbeaux de « Les oiseaux » dans l’intrigue.
      Une chose est certaine pour moi, elle n’a aucune envie d’aller mettre les pieds chez son voisin.
      Elle le craint.
      Si elle y va, elle sera sans doute super stressée, un fusil à la main.
      Le fera-t-elle après la douche et pourquoi ?
      Recevera-t-elle de la visite indésirée dans la douche ?
      Si l’eau est coupée, comme tu le proposes, je crois qu’elle se priverait sans doute de se laver…
      Tes idées me font avancer, m’aident à définir le caractère de mon personnage, merci.
      Puis, quand je te lisais, je voyais la scène se dérouler sous mes yeux. Une scène digne d’extister dans une autre histoire : la tienne. Je crois que tu devrais aussi relever le défi avec cette base de mise en situation. Il te reste à raccrocher la phrase des biscuits au début de ton histoire… et puis l’eau qui coupe. Elle doit aller chez son voisin étrange, un voisin que tu inventeras. Le maniaque d’oiseau, comme dans « Psychose » ? Go ! Il te reste encore beaucoup de temps pour pondre un court texte. Au plaisir de te lire !

  2. Bonne idée Sylvain d’oser te lancer en mode brouillon. Ça nous ramène à la première vocation de l’Entonnoir, tester, apprendre, s’améliorer!

    Mais, ton personnage doit être vivant à la fin car, en sortant les biscuits, elle a compris ce qui était arrivée dans un certain passé… À moins que tu tentes de nous confondre entièrement en jouant avec la temporalité…

    Bonne suite pour ton exploration ;-)

  3. Bonjour,
    Finalement, j’ai pu écrire un petit texte. Difficile de rendre l’ambiance de Hitchcock quand… on n’est pas Hitchcock. Vous pouvez lire mon histoire sur mon blog :
    http://moncafelecture.wordpress.com/2012/10/29/maudits-biscuits/

  4. Une histoire sous forme d’hommage au maître du suspens. Bonne idée tous ces clins d’œil !

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