Le crépuscule des morts 4

17h09. Un goût métalique cuivreux happait sa langue morte. Un brouillard pourpre mêlé de bourgogne, sombre et épais, emplissait sa tête froide. Son cerveau lent, mort de fatigue, ne comprenait pas encore ce qui se passait. Allait-il même un jour recomprendre quelque chose ?

Les nuages rouge-sangs dans son cerveau rosissaient. La lumière prennait sa place dans son monde. Elle l’assaillait. Du rose à travers ses mortes paupières et ses yeux gorgés de sang. Le rouge se dissipant, il commença à décoder la scène. Gino Romero scruta d’un regard glauque, qui serait desormais le sien, ce qui se passait autour. Il était dans une ruelle.

Il y avait là M. Roger, son voisin de 83 ans. Il était assis en petite boule à côté de lui, dévorant son mollet avec sa tête de mort-vivant.

– Aaargh! Lâââches moéééé…, lança Gino, surpris par l’engourdissement de sa gueule, et le poid de sa mâchoire.

– J’ai donc bien la langue pâteuse moé, se passa-t-il comme observation.

M. Roger pris la fuite vers la rue transversale. Dur réveil. Le bas de la ville de Montréal était pris d’assaut par une épidémie de zombies. Et Gino Romero commençait sa première journée de zombie.

***

17h10, Parc Lafontaine. Malgré l’amour et l’eau fraîche, une faim d’ogre les tenaillait déjà. Un jeune couple d’amoureux qui se bécottait, lové l’un contre l’autre, se releva subitement suite à une esclaffade de rires en cascades. Le bonneur était à son zénith, contrairement au soleil qui en était à son crépuscule.

On l’ouvre ce panier de pique-nique ma chérie ?, dit René-Pierre à sa douce Marika.

Oui, et ouvrons donc la bouteille de vin aussi, lui répondit-elle.

Aaargh !, – Oorrkll !, – Illltchh !, –Slirpp !, …

Ça va, ça va, fâche-toi pas chérieha, ha, ha, répondit René-Pierre.

Aaaaaaaaah !!!, hurla soudain Marika. Une horde de zombies descendait la petite coline bucolique près du lac artificiel.

Une morte-vivante encore adolescente agrippa un des poignets en l’air de Marika. Elle était figée au sol, battant des bras comme un oiseau blessé bat des ailes, incapable de prendre son envol.

René-Pierre se remit sur ses pieds, les jambes vacillantes ramollies par la peur. Ils arrivaient de partout, devant, à gauche, à droite,… .

Il sentit un coup sur sa tête, par derrière.

Aille !

Puis, un autre coup dans le dos.

B’en, voyons.

René-Pierre se retourna. Une vielle grand-mère ensanglantée et zombifiée le frappait ridiculement et dérisoirement de son parapluie de luxe, à manche de canard en bois sculpté.

***

17h11 : Gino, emporté par l’instinct de survie… ou plutôt de sur-mort-vie, suivit son assaillant M. Roger. Amputé de la moitié d’un molet, qu’on lui avait dévoré plus tôt dans son sommeil pré-resurrectionnel, Gino trouvait qu’il tirait de la patte. Ça ne serait pas facile de rejoindre cet octogénaire singesque.

Il claudiquait malgré tout relativement rapidement, vue sa nouvelle constitution. Remontant la rue principale vers la prochaine ruelle, il alla se mêler à l’action. Il y avait en effet pas mal de cris, d’hurlements et de coups de feu. Deux policiers, venaient de sortir d’un immeuble. Deux zombies étaient à leurs trousses.

Figés au milieu de la rue pendant quelques secondes, ces policiers constataient l’ampleur du drame. Les zombies arrivaient par toutes les issues. Non ! Dernière chance, une ruelle à quelques pas de course. Quelque chose en lui reconnu son beau-frère Marcel Canuel, pris dans cette tumultueuse tourmante ! Mêlé dans ses sentiments de mortel et de vivant, sentant en lui un restant de lien familial, il poussa un cri étouffé :

Maaaarceeeel. Peine perdue. Il devait aller le rejoindre.

À nouveau encerclés, les agent Tremblay et Canuel dûrent bien se douter que leur fin était proche.

On entendit l’agent Tremblay s’écrier :

Gare à toi Canuel, derrière toi !

Gino vit son beau-frère se faire mordre. Il se débattit un moment pour choir par terre. Tremblay tremblant de peur, le revolver au poing, à bout de bras, pointait son unique et inutile défense face à ce imminente submertion.

Un obèse et monstrueux zombie, le maire de la ville en campagne, s’approcha de lui dans son costume de magouilleur à cravate.

Voooteeez pour mooooi, mâchouilla-t-il, aprochant bêtement son gros nez du canon de sonfusil.

Clic !, un silence remplit l’espace quelques secondes. Puis, …

Clic !, – Clic !, – Clic !, – Aaaaaaaaah!!!

Scrounch !, – Shlirp !, – Aaaarrrrg !

Version finale : 746 mots.

[Ce qui suit est une zone de brouillon] :

Dimanche 30 juin

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 7

N.B. : Légende : Premier jet en noir. Deuxième écriture en rouge. Troisième écriture en bleu.

17h09. Un goût métalique cuivreux happait sa langue morte. Un brouillard pourpre mêlé de bourgogne, sombre et épais, emplissait sa tête froide. Son cerveau lent, mort de fatigue, ne comprenait pas encore ce qui se passait. Allait-il même un jour recomprendre quelque chose ?

Les nuages rouge-sangs dans son cerveau rosissaient. La lumière prennait sa place dans son monde. Elle l’assaillait. Du rose à travers ses mortes paupières et ses yeux gorgés de sang. Le rouge se dissipant, il commença à décoder la scène. Gino Romero scruta d’un regard glauque, qui serait desormais le sien, ce qui se passait autour. Il était dans une ruelle.

Il y avait M. Roger, son voisin de 83 ans. Il était assis en petite boule à côté de lui, dévorant son mollet avec sa tête de mort-vivant.

– Aaargh! Lâââches moéééé…, lança Gino, surpris par l’engourdissement de sa gueule, et le poid de sa mâchoire.

– J’ai donc bien la langue pâteuse moé, se passa-t-il comme observation.

M. Roger pris la fuite vers la rue transversale. Dur réveil. Le bas de la ville de Montréal était pris d’assaut par une épidémie de zombies. Et Gino Romero commençait sa première journée de zombie.

***

17h10, Parc Lafontaine. Malgré l’amour et l’eau fraîche, une faim d’ogre les tenaillait déjà. Un jeune couple d’amoureux qui se bécottait, lové l’un contre l’autre, se releva subitement suite à une esclaffade de rires en cascades. Le bonneur était à son zénith, contrairement au soleil qui en était à son crépuscule.

On l’ouvre ce panier de pique-nique ma chérie ?, dit René-Pierre à sa douce Marika.

Oui, et ouvrons donc la bouteille de vin aussi, lui répondit-elle.

Aaargh !, – Oorrkll !, – Illltchh !, –Slirpp !, …

Ça va, ça va, fâche-toi pas chérieha, ha, ha, répondit René-Pierre.

Aaaaaaaaah !!!, hurla soudain Marika. Une horde de zombies descendait la petite coline bucolique près du lac artificiel.

Une morte-vivante encore adolescente agrippa un des poignets en l’air de Marika. Elle était figée au sol, battant des bras comme un oiseau blessé bat des ailes, incapable de prendre son envol.

René-Pierre se remit sur ses pieds, les jambes vacillantes ramollies par la peur. Ils arrivaient de partout, devant, à gauche, à droite,… .

Il sentit un coup sur sa tête, par derrière.

Aille !

Puis, un autre coup dans le dos.

B’en, voyons.

René-Pierre se retourna. Une vielle grand-mère ensanglantée et zombifiée le frappait ridiculement et dérisoirement de son parapluie de luxe, à manche de canard en bois sculpté.

***

17h11 : Gino, emporté par l’instinct de survie… ou plutôt de sur-mort-vie, suivit son assaillant M. Roger. Amputé de la moitié d’un molet, qu’on lui avait dévoré plus tôt dans son sommeil pré-resurrectionnel, Gino trouvait qu’il tirait de la patte. Ça ne serait pas facile de rejoindre cet octogénaire singesque.

Il claudiquait malgré tout relativement rapidement, vue sa nouvelle constitution. Remontant la rue principale vers la prochaine ruelle, il alla se mêler à l’action. Il y avait en effet pas mal de cris, d’hurlements et de coups de feu. Deux policiers, venaient de sortir d’un immeuble. Deux zombies étaientà leurs trousses.

Figés au milieu de la rue pendant quelques secondes, ces policiers constataient l’ampleur du drame. Les zombies arrivaient par toutes les issues. Non ! Dernière chance, une ruelle à quelques pas de course. Quelque chose en lui reconnu son beau-frère Marcel Canuel, pris dans cette tumultueuse tourmante ! Mêlé dans ses sentiments de mortel et de vivant, sentant en lui un restant de lien familial, il poussa un cri étouffé :

Maaaarceeeel. Peine perdue. Il devait aller le rejoindre.

À nouveau encerclés, les agent Tremblay et Canuel dûrent bien se douter que leur fin était proche.

On entendit l’agent Tremblay s’écrier :

Gare à toi Canuel, derrière toi !

Gino vit son beau-frère se faire mordre. Il se débattit un moment pour choir par terre. Tremblay tremblant de peur, le revolver au poing, à bout de bras, pointait son unique et inutile défense face à ce imminente submertion.

Un obèse et monstrueux zombie, le maire de la ville en campagne, s’approcha de lui dans son costume de magouilleur à cravate.

Voooteeez pour mooooi, mâchouilla-t-il, aprochant bêtement son gros nez du canon de son fusil.

Clic !, un silence remplit l’espace quelques secondes. Puis, …

Clic !, – Clic !, – Clic !, – Aaaaaaaaah!!!

Scrounch !, – Shlirp !, – Aaaarrrrg !

***

17h12, Parc Lafontaine. ???

Je jongle avec l’idée de faire un suivi de ce qui s’est passé au Parc Lafontaine. Pourquoi ? Car c’est le procédé que j’ai inconsciemment utilisé. L’histoire de Gino en deux temps, intercallé de l’histoire de René-Pierre et Marika. Reprendre où nous étions rendu ? Je me suis aussi amusé à fixer les 3 histoires à 1 minute d’intervale les unes des autres. 17h09, 17h10, 17h11 et peut-être 17h12 ?


FIN DU BROUILLON VERSION # 7

Samedi 29 juin

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 6

Séquence 1 (Identique à la version 5, suivie des nouvelles séquences 2 et 3)

Un goût métalique cuivreux happait sa langue morte. Un brouillard pourpre mêlé de bourgogne, sombre et épais, emplissait sa tête froide. Son cerveau lent, mort de fatigue, ne comprenait pas ce qui se passait. Allait-il même un jour recomprendre quelque chose ?

Les nuages rouge-sang dans son cerveau rosissaient. La lumière aussi. Elle l’assaillait. Elle créait aussi cet effet à travers ses paupières et ses yeux gorgés de sang. Le rouge se dissipants, il commença à décoder la scène. Gino Romero scruta d’un regard glauque, qui serait desormais le sien, ce qui se passait autour.

Il y avait Monsieur Roger, dans la ruelle, assis en petite boule à côté de lui, dévorant son mollet avec sa tête de mort-vivant.

– Aaargh ! Lâââches moéééé…, lança Gino, surpris par l’engourdissement de sa gueule, et le poid de sa mâchoire.

– J’ai donc bien la langue pâteuse moé, se passa-t-il comme observation.

M. Roger pris la fuite vers la rue transversale. Dur réveil. Le bas de la ville de Montréal était pris d’assaut par une épidémie de zombies. Et Gino Romero commençait sa première journée de zombie. »

Séquence 2

Je suis en train de penser à trouver moyen d’inclure le parapluie, le panier à pique-nique et le revolver. Je ne l’ai pas fait dans la première séquence. Dans le brouillon #1 je parlais d’un pré vert avec pique-nique. Ça pourrait survenir dans un parc proche du centre-ville de Montréal, car selon l’histoire, l’épidémie viendrait des bas quartiers de la ville. Tiens, épidémie provoquée par une panne de l’usine d’épuration des eaux. C’est même arrivé pour vrai, il y a quelques mois, en avril ou mai.

Il était 17h30. La faim leur tenaillait déjà l’estomac. Malgré l’amour et l’eau fraîche, une faim d’ogre. Le beau jeune couple d’amoureux qui se bécottait, lové l’un contre l’autre, se releva après une esclaffade de rires en cascades. Le bonneur était à son zénith, contrairement au soleil qui amorçait son crépuscule.

– On l’ouvre ce panier de pique-nique ma chérie ?, dit René-Pierre à sa douce Marika.

– Oui, et ouvrons donc la bouteille de vin aussi, lui répondit-elle.

– Aaargh, Oorrkll, Illltchh, slirpp, …

– Ça va, ça va, fâche-toi pas… ha ha ha, répondit René-Pierre.

– Aaaaaaaaah !!!, hurla soudain Marika. Une horde de zombies descendait la petite coline bucolique près du lac artificiel.

Une morte-vivante adolescente agrippa un des poignets en l’air de Marika, figée au sol, battant des bras comme un oiseau blessé bat des ailes, incapable de prendre son envol.

René-Pierre réussit à se mettre sur ses jambes. Ils arrivaient de partout, devant, à gauche, à droite,… .

Il sentit un coup sur sa tête, par derrière.

– Aille !

Puis, un autre dans le dos.

– B’en, voyons.

René-Pierre se retourna. Une vielle grand-mère ensanglantée et zombifiée le frappait ridiculement et dérisoirement de son parapluie de luxe, à manche de canard.

Séquence 3

Je réalise que j’ai réglé le cas de 2 des 3 contraintes : le panier et le parapluie. Je suis content du revirement de situation sur le cliché que j’allais d’emblé utilisé, soit la scène de la vieille attaquée par un zombie et qui se défend à coups de parapluie. C’est finalement la vieille qui est la zombie.

Reste maintenant à disposer du revolver non chargé. L’idée classique voudrait encore que ce soit un humain qui se défend au revolver. Et qu’au moment où son chargeur est vidé, il entend un – Clic ! terrifiant, qui soit le gèle, soit le fait fuir ! Hein, mon Henri Laborit ?!! Qui peut bien tenir un revolver dans cette histoire ? Le seul personnage connu et légitimé est l’agent Tremblay, Yvon Tremblay, collègue de Marcel Canuel sur la scène de crime de l’épisode 1.

Déduction logique ici, si je veux voir le revolver dans l’histoire, je dois voir Yvon Tremblay… Retour à cette scène. La scène était présentée narrativement neutre. Un regard extérieur diant en gros que Canuel mourrut sous les yeux paniqués de son collègue Tremblay. L’angle différent pourrait être celui des yeux du nouveau zombie Gino Romero, qui reverrait son beau-frère Marcel pour la deuxième fois dans la série. Se mêlant à d’autres mort-vivants, il entra dans une ruelle, où il aperçu au loin Marcel et l’agent Tremblay.

Gino eut l’automatisme instinctif de suivre son assaillant fuyant, M. Roger. Amputé de la moitié d’un molet, plutôt dévoré dans son sommeil pré-ressurrectoire, Gino trouvait qu’il tirait de la patte. Ça ne serait pas facile de rattrapper cet octogénaire singesque.

Il claudiquait relativement rapidement, vue sa nouvelle constitution, en arpentant la rue principale vers la prochaine ruelle où il y avait pas mal de cris, d’hurlements et de coups de feu. Deux policiers, venaient de sortir d’un immeuble. Deux zombies à leurs trousses.

Figés au milieu de la rue pendant quelques secondes, ces policiers constataient l’ampleur du drame. Ils arrivaient par toutes les issues. Non ! Dernière chance, une ruelle à quelques pas de course. Quelque chose en lui reconnu son beau-frère Marcel Canuel, pris dans la tourmante ! Mêlé dans ses sentiments de mortel et de vivant, sentant en lui un restant de lien familial, il poussa un cri étouffé :

– Maaaarceeeel. Peine perdue. Il devait aller le rejoindre.

À nouveau encerclés, les agent Tremblay et Canuel dûrent bien se douter que leur fin était proche.

On entendit l’agent Tremblay s’écrier :

– Gare à toi Canuel, derrière toi !

Gino vit son beau-frère se faire mordre. Il se débattit un moment pour choire par terre. Tremblay tremblant de peur, le revolver au poing, à bout de bras, tendit son unique et inutile défense face à ce imminente submertion.

Un obèse monstrueux zombie, celui du maire de la ville, s’approcha de lui dans son costume de magouilleur à cravate. – Voooteeez pour mooooi, mâchouilla-t-il, aprochant bêtement son gros nez sur le canon du fusil.

– Clic !, un silence remplit l’espace de quelques secondes. Puis,

– Clic !, Clic !, Clic !, Aaaaaaaaah!!!

***

Pour les trois séquences de la version 6 : 680 mots. Ajouterai-je une 4e séquence ? À suivre loll.

FIN DU BROUILLON VERSION # 6

Vendredi 28 juin

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 5

Séquence 1

Un goût métalique cuivreux happait sa langue morte. Un brouillard pourpre mêlé de bourgogne, sombre et épais, emplissait sa tête froide. Son cerveau lent, mort de fatigue, ne comprenait pas ce qui se passait. Allait-il même un jour recomprendre quelque chose ?

Les nuages rouge-sang dans son cerveau rosissaient. La lumière aussi. Elle l’assaillait. Elle créait aussi cet effet au travers des paupières et de ses yeux gorgés de sang. Se dissipants, il commença à décoder la scène. Gino Romero scruta d’un regard glauque qui serait desormais le sien, ce qui se passait autour.

Il y avait Monsieur Roger, dans la ruelle, assis en petite boule à côté de lui, dévorant son mollet avec sa tête de mort-vivant.

– Aaargh ! Lâââches moéééé…, lança Gino, surpris par l’engourdissement de sa gueule, et le poid de sa mâchoire.

– J’ai donc bien la langue pâteuse moé, se passa-t-il comme observation.

M. Roger pris la fuite vers la rue transversale. Dur réveil. Le bas de la ville de Montréal était pris d’assaut par une épidémie de zombies. Et Gino Romero commençait sa première journée de zombie. »

FIN DU BROUILLON VERSION # 5

Jeudi 27 juin

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 4

Séquence 1

« Illumination ! Il se sentit soudainement aveuglé… Bzzzt, ses oreilles silaient, une forte lumière rosée, de ses yeux imbibés de sang… »

ou

« Un brouillard, sombre et épais, emplissait sa tête froide. Un goût métalique cuivreux lui venait de sa langue morte. Message, Bzzzt, comme court-circuité et raccroché sur un mince fil grésillant. Son cerveau lent, mort de fatigue, ne comprenait pas ce qui se passait. Allait-il même un jour recomprendre quelque chose ? Le nuage blanchissait… »

J’hésite entre un éveil de type soft ou un Bzzzt de réveil, comme un écran ou un appareil électrique. Il y a le soft du préjugé que le zombie a un cerveau lent. Le Bzzzt lui par contre peut faire référence au froid d’un robot, d’un zombie sur le pilote automatique. Je suis embêté.

Les nuages rouge-sang dans son cerveau rosissaient. Se dissipants, il commença à décoder la scène. Gino Romero scruta d’un regard glauque qui serait desormais le sien, ce qui se passait autour.

Il y avait Monsieur Roger, près de lui dans la ruelle, assis en petite boule, dévorant son mollet.

Aaargh ! Lâââches moéééé…

M. Roger pris la fuite vers la rue transversale. Dur réveil. Le bas de la ville de Montréal était pris d’assaut par une épidémie de zombies. »

Soit que l’historiette avec Gino se termine là, ou elle se poursuit avec le passage de sa soeur morte dans la rue, et qu’il surprend tant qu’à y être à retrouver son mari récent-vivant, nouvellement mort-vivant Marcel Canuel.

« À sa grande surprise, il vit également sa soeur Amanda Romero, passer dans la rue… »

On peut plutôt immédiatement passer à une autre séquence.

Séquence 2

FIN DU BROUILLON VERSION # 4

Vendredi 14 juin

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 3

Pour développer sur les idées proposées en version 1 et 2, je cherche par où commencer cette hisoire. Je n’ai encore aucune idée de comment cela pourrait se terminer.

Mon premier flash et qui semble le plus évident, est de reprendre l’histoire là où elle a été abandonné. Pour ceux et celles qui n’ont pas lu ou qui ne s’en souviennent plus, le 3e épisode se terminait par la mort du beau-frère du policier Marcel Canuel. Il venait de se faire mordre et infecter. La dernière séquence :

« – Oooarrr-slishh, M. Roger me mordit au cou. Pris par surprise, je ne pu me défendre.

C’est ensuite sous l’emprise d’un engourdissement, d’un empoisonnement, que je vis s’embrouiller cette réalité qui fut la mienne. Je ne sentais plus mon coeur battre, mes idées s’évaporaient. Tout ralentissa, s’immobilisa dans un silence noir, …

  • Chhhut… »

Un classique des histoires de zombies, c’est que le mort devient à moitié-mort. Il devient donc à moitié-vivant et peut se mouvoir et propager l’épidémie. Donc, après avoir décrit la noirceur du chemin menant à la mort, je peux maintenant décrire la renaissance d’un mort. Wow, quand même, c’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de faire ça. Lol. Comment décrire le début de quelque chose à partir de rien. Je fais face au même problème que Dieu. Lol À part la classique petite lumière du début… comment pourrais-je débuter ça ? Des suggestions ?

Je constate en analysant les trois premiers textes, que les deux premiers ont une narration à la troisième personne, un regard extérieur sur l’action ? Dans le troisième texte, la narration est à la première personne, au « je ». On est dans l’action, dans la peau de Gino Romero, qui fuit les zombies pour sa survie. Que devrais-je faire ? Sans doute revenir à la formule narrative à la troisième personne. Devrais-je éventuellement réécrire le 3e épisode à la troisième personne ? Est-ce que ça casse le beat de passer d’un mode à un autre ? Dommage sans doute car la première personne permettait de mieux vivre l’action, la fuite, …

FIN DU BROUILLON VERSION # 3

Dimanche 9 juin

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 2

Pour rajouter aux infos du brouillon # 1 : Récapitulation des lieux, temps et personnages de la série.

Lieu : Montréal

Heures :

lundi 17h00 Le bip bip bip de la montre du policier Marcel Canuel :

Ce bip reste un point d’ancrage de deux événements dans la série :

Épisode 1 : c’est le moment où Marcel est sorti du taxi et marche en direction de la scène du crime !

Épisode 3 : le beau-frère de Marcel Canuel, Gino Romero, voit et salue Marcel… au moment où il est essoufflé de fuir son voisin-zombie de 83 ans… Distrait par sa rencontre avec Marcel, il se fait mordre.

Dimanche 18h00 : Début de l’épidémie :

Dans la soirée précédente de l’épisode 1 et 3, une vingtaine d’heures avant que ça fasse bip.

lundi 17h30 : Les retrouvailles amoureuses de Marcel et Amanda

Épisode 1 : Ils se retrouvent et s’embrassent « mortuèrement. Ils vécurent heureux et éternellement. ».

lundi 17h45 : Le magasinage de mariage de Marcel et Amanda

Épisode 2 : Ils partent prendre une longue marche. Ils passent devant la boutique de linge de mariés. Ils entrent et essaient des tenues. Ils en resortent sans payer.

mercredi 2 mars : Des centaines d’années plus tard. L’explosion de l’ancien volcan du Mont-Royal sur l’île de Montréal.

Épisode 2 : Marcel et Amanda sont désintégrés au moment exacte de l’éruption alors qu’ils prenaient leur supposée éternelle marche. Un amour consumé en fumée.

Les personnages :

Marcel Canuel :

Amanda Romero :

Gino Romero :

L’agent Tremblay :

Monsieur Roger :

La famille Masson :

Trames :

A : Se remémorer différentes étapes dans l’histoire de la vie du couple Marcel et Amanda.

B : Voir de nouveaux personnages qui croisent la vie des autres déjà connus. Soit avant qu’ils soient zombies, ou après.

C : Voir des situations où les zombies vedettes attaquent de nouveaux personnages.

D :

FIN DU BROUILLON VERSION # 2

Jeudi 6 juin

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 1

Un deuxième défi à 3 objets qui m’inspire une histoire de zombies. La dernière fois c’était en septembre 2012 avec une trottinette, une clôture et une pomme. Cette fois c’est avec un revolver, un panier à pique-nique et un parapluie.

Je verrais bien une scène paisible où un couple d’amoureux font un pique-nique alors qu’arrivent soudainement une horde de morts-vivants sous un soleil radieux.

Je ne vois pas trop quoi faire du parapluie.

Et pour le revolver, j’imagine un personnage paniqué, alors qu’un zombie le poursuit dans sa maison. Il ouvre son tirroir de chevet, prend le revolver qui s’y trouve. Le laidron entre et fige devant le revolver qui lui pointe la pointe du nez. – Clic. … – Oups… Que se passe-t-il alors ?

Mais un défi supplémentaire pour moi serait d’intégrer les personnages qui ont eu la vedette dans les épisodes 1, 2 et 3. On pourrait retrouver le policier Marcel Canuel, son beau-frère et sa femme Amanda Romero récemment décédée. Il y a aussi Monsieur Roger, le voison de 83 ans, avec une force surhumaine alors qu’il devient mort-vivant… Survivrez vous au massacre ?

FIN DU BROUILLON VERSION # 1

3 Commentaires

  1. Lâche pas mon Sylvain avec tes morts-vivants. Tu nous auras morts ou vifs. Je vais peut-être moi aussi profiter de ces 3 objets pour faire vivre les prmières aventures de mon Zillonien sur Terre.

    1. Merci pour tes commentaires de pom pom girl loll Bonne nouvelle d’apprendre qu’il y aura une suite à ton histoire comique d’extra-terrestres. Ça promet !

  2. Hahaha! Tu m’as fait bien rigoler avec ta nouvelle zombiesque. J’aime particulièrement la petite vieille zombie qui frappe avec son parapluie de luxe (bien plogué celui-là) et aussi l’expression sa « sur-mort-vie ».

    Tu ne le savais pas mais moi aussi j’ai créé le personnage Yvon Tremblay qui tremble de peur dans ma pièce de théâtre pour enfants mais le mien est gardien de sécurité au lieu de policier. Tu peux même voir sa photo avec son képi sur le site :http://lapetitevalise.com/spectacles-enfants/qui-a-peur-davoir-peur/qui-a-peur.asp . Ce qui prouve qu’on est aussi génial l’un que l’autre avec les jeux de mots. ;o)

    (J’ai vu quelques petites coquilles dans ton texte que tu as peut-être publié très tard la nuit. Tu peux bien les corriger à l’insu de ton frère quand il aura le dos tourné.)

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