Le vieillard et l’oiseau magique

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Du haut de cet arbre, se perche un oiseau aux allures magiques. Cette créature ailée aux teintes de bleu, de bronze et d’or semble tout à coup croquer un croissant de lumière à la lune.

Du haut des branches, un vieil homme agile retombe en enfance. Lui reviennent alors quelques souvenirs de cabanes dans les arbres. Que les feuilles furent jaunes, rouges, oranges ou vertes, on pouvait toujours y rêver et oublier ses chagrins d’enfance.

Il se rappelle aussi le temps où il aimait tant construire de gros tas de feuilles multicolores pour ensuite prendre son élan et sauter dedans.

Les cheveux lisses volant au vent, il était alors aux petits oiseaux.

Il se souvient aussi qu’explorant les abords de la forêt, comme un grand, il regarda la relation particulière entre la fleur et l’ abeille mais ne vit rien de spécial. Il se demanda alors pourquoi papa lui avait dit que les bébés c’était comme les fleurs et les abeilles ?

Ça le fit rire un peu, puis lui donna un petit pincement au coeur. Mélange de bonheur et de mélancolique souffrance.

Il vit l’oiseau magique déployer ses ailes. L’homme grimpa vite sur son dos. L’oiseau s’envola et les deux filèrent jusqu’à la lune.

4 Commentaires

  1. Mystique et concis ce texte. Il est beau cet oiseau, il est beau ce vieil homme, il est beau cet envol!

    1. Merci… plus je le relis, plus je l’aime aussi cet oiseau, cet homme et cet envol. Puis cette fin mystérieuse et ouverte sur plusieurs visions de fins possibles.
      Je constate après coup que de lire les mots imposés par grappes peut forger une émotion particulière dans l’esprit d’où naîssent d’autres mots et phrases qui sculpteront l’émotion primaire ressentie.
      C’est bizarre le processus d’écriture des fois quand on y pense. Et c’est pas pareil d’une fois à l’autre. Ciao le frère !

  2. Félicitation Sylvain. J’aime beaucoup ta fable. C’est un très beau texte lumineux qui illustre à merveille le passage vers cet inconnu qui nous attire et nous effraie à la fois. Il me semble que ce style est nouveau dans ce que j’ai lu de toi. Très touchant, je tenterai de m’en rappeler à des moments opportuns de la vie face à la mort. C’est génial aussi que tu puisses ajouter une image.

    (mini note pour que tu atteignes la perfection ;o) : j’ai remarqué tu as oublié un i dans le mot « vieil »)

  3. Merci beaucoup pour tes compliments. C’est vrai que ça ressemble à une fable philosophique et fantasiste à la fois. L’idée de la mélancolie, me fut inspirée par une grappe de mots : -haut – branches – enfance. Ou encore : – chargin – feuilles – élan. Le tout se terminant avec le mot : – souffrance.
    Je suis touché que tu fut touchée par cet élan d’inspiration qui me porta sur le dos de cet oiseau magique. (Du) haut (des) branches… ( ) enfance. Je n’ai eu qu’`y insérrer (retomber en). Puis voilà que le mode, suite de souvenirs d’enfance s’est imposé à moi comme une évidence à écrire.

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