Comme on gratte un bobo.

Tue-moi, que je t’ai dit. Tu as refusé de le faire, mais tu m’as tuée quand même, petit à petit, en te taisant. En n’y croyant plus. En cessant de croire en moi. En nous. Chez nous, c’était l’enfer. L’univers qu’on avait construit ne pouvait pas tenir debout, pourtant, je restais là à m’épuiser, à tenter de tout rattraper… sans toi. Tu étais déjà parti. L’aveugle, c’était moi. De m’en rendre compte m’a tuée… encore. Ces enfants, qu’on avait créés mais qui n’étaient pas encore nés… il faudra leur dire, qu’on avait tout inventé. Avec toi, la vie avait l’air de la cinquième saison. Je ne la trouve plus dans mon calendrier. J’ai pleuré, j’ai crié… Mais je ne reste pour toi qu’un musicien parmi tant d’autres. Menteur. Je suis sale, j’y ai cru.

3 Commentaires

  1. Hum… ces trucs qui ne cicatrisent pas… Aïe Aïe Aïe

  2. On peut dire que ces mots musicaux viennent chercher des blessures d’amours impossibles. Cette histoire est touchante, elle est brûlante. Merci Émilie et reviens partager tes histoires à l’Entonnoir.

  3. L’amour, toujours l’amour. On est dans le ton les femmes de l,Entonnoir ce mois-ci!
    Superbe texte, douloureusement magnifique…
    Merci pour cette pièce sombre si lumineusement écrite. Bravo!

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