Amours en turlutte

Me lève de bon matin, pour aller voir ma mie.

«Embarque dans mes souliers. C’est le lundi mardi jour de mai.»(1)

Traverse la ville à l’heure de pointe.

«Pour l’amour d’une fille. Maluron l’enfant de malurette.»(2)

.

Pendant ce temps, à l’autre bout d’la ville.

«C’est la fille d’un pauvre homme. Qui se lève de bon matin. Diguedin.»(3)

«Qui se frisent à la chandelle. Sur la vignelon. J’t’en plains la vignolette.»(4)

«À quoi sert-il d’être aussi belle ? Ce sera pour le mariage.»(5)

.

Arrive chez la charmante, elle me répond: «Comment veux-tu galant. Que je t’ouvre la porte. Je suis malade ici dans mon lit blanc.»(6)

Y’a pas de mal à ça: «Quand elles r’viennent de voyage. Elles sont toutes éreintées rigodé. Zic et zac et roi désemmaillé yé. Yé Qui pas haut clef haut. Rigodak son p’tit porte-clef tout rouillé yé yé. Firlibi racotillé yé yé.»(7)

Exprime mon intérêt, rigolet: «Ma mignonette embrassez-moi. Oh non monsieur je n’oserais. Frank you yink you. Matafaille mitoupitaridou. Nik Nik. Matafaille mitoupitaridou laridé.»(8)

.

C’n’est pas d’adon de se faire r’virer comme ça. «J’ai dit : wô wô Farondine. Tique taque Farlatine. J’ai dit : wô wô wô Farandon. La guillebon.»(9)

«J’en fus malade au lit trois mois. Libéro libéra la bidoune la bidoune. Claque la galette les garçons les filles avec. Jamais les filles me chiffone me chiffone. Jamais les filles me chiffonera.»(10)

«Ça a pris l’docteur Caron. Pour faire l’opération. Oh! Venez donc voir mesdames. De quessé c’est qu’j’ai trouvé.»(11)

«De congé capitaine. Maluron l’enfant de malurette. On m’en a pas donné. Maluron l’enfant maluré.»(12)

.

«Buvons un coup prenons-en deux. À la santé de ces amoureux.»(13)

.

Sources (hommage aux Charbonniers de l’enfer) : 
(1) Les Charbonniers de l’enfer: Lundi mardi jour de mai, Wô (2002).
(2) Les Charbonniers de l’enfer: Pour l’amour d’une fille, À la Grâce de Dieu (2007).
(3) Les Charbonniers de l’enfer: Diguedin, Wô (2002).
(4) Les Charbonniers de l’enfer: Sur la vignelon, Wô (2002).
(5) Les Charbonniers de l’enfer: Sur la vignelon, Wô (2002).
(6) Les Charbonniers de l’enfer: J’aime bien mieux ma mie et sa chemise, À la Grâce de Dieu (2007).
(7) Les Charbonniers de l’enfer: Firlibi, À La Grâce de Dieu (2007).
(8) Les Charbonniers de l’enfer: Frank You, À la Grâce de Dieu (2007).
(9) Les Charbonniers de l’enfer: Wô, Wô (2002).
(10) Les Charbonniers de l’enfer: Le champ de pois, À la Grâce de Dieu (2007).
(11) Les Charbonniers de l’enfer: La javelle, À la Grâce de Dieu (2007).
(12) Les Charbonniers de l’enfer: Pour l’amour d’une fille, À la Grâce de Dieu (2007).
(13) Les Charbonniers de l’enfer: Mon aimable bergère, Wô (2002).

5 Commentaires

  1. Je découvre un tas de chansons inconnues à travers ces divers textes. Une fois de plus en lisant le tien… Mais qui sont donc « les Charbonniers de l’enfer » ? M’en vais faire mon enquête :)

    1. C’est un groupe de cinq chanteurs masculins, qui ont aussi des décennies de connaissance et d’expérience en chansons traditionnelles québécoises. Le résultat à capella est d’une richesse culturelle et vocale inouïe! Heureux de t’avoir mis sur la piste des Charbonniers de l’enfer!

  2. Bravo ! bonne idée de prendre un concept à un groupe musical unique !

  3. Impressionnant ce mega rigodon bien rythmé. J’adore cet hommage qui déménage.

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