Désirs d’éternité – 3 –

 

[Ce qui suit est une zone de brouillon] :

 

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 2

 

C’est la suite de l’histoire Désirs d’éternité. Il est suggéré de lire les deux courts épisodes précédents pour mieux comprendre l’intrigue.

 

Épisode 1 : https://lentonnoir.wordpress.com/2012/02/28/desirs-deternite/ 

 

Épisode 2 : https://lentonnoir.wordpress.com/2014/02/02/desirs-deternite-2/

 

* * *

 

Bourg de Québec, 1757, Nouvelle-France

 

Après avoir poignardé vif et sec le jeune gentilhomme Pierre-Antoine De Belleval, fils illégitime du roi Louis XV, le Comte de Saint-Germain l’attrapa par le collet pour l’allonger au sol. Cet animal immortel se mit en plan de procéder à la purge de sang royal.

 

Cet érudit et vétéran alchimiste pensa à transporter son attirail (1) de base de laboratoire scientifique en terres de Nouvelle-France. Sur le bateau, des passagers se questionnaient et médisaient à propos du nombre élevé de coffres et de barils pour un seul homme, bien qu’il fut accompagné de deux étranges assistants en grandes toges noires. Ils n’avaient pas l’air aguerris pour le travail de la terre ou pour l’armée. On aurait dit des gens de l’église mais pas tout à fait de l’église.

 

Agenouillé, le Comte clama ses deux laquais. Ils arrivèrent sur le lieu du crime. Un crime parfait.

 

– Chers complices, ce soir et cette nuit, je vous demanderais de bien collaborer à ce qui va ressembler à un embaumement sommaire, un dépôt de corps et une fuite de la colonie. Vous êtes tenu au secret bien sûr.

 

– Père Anthème, il faut préparer les malles, les coffres et les barils, commanda le Comte. Et vous, père Bonin, allez me chercher un brancard à l’hôpital général des Augustines. Notre recherche médicinale vient de prendre fin, mes amis, annonça-t-il.

 

Le Comte sortit sa grosse seringue d’embaumeur, ses gros pots de verre, et ses boites de centaines de fioles translucides. Il se préparait à la transfusion finale. Tout en préparant l’embaumement d’urgence, il se disait à lui même qu’il n’avait pas vraiment eu le choix. Le voyage d’exploration botanique de plantes indigènes d’Amérique devait se terminer. C’était égoïste de sa part, mais il ne pouvait laisser passer cette occasion inattendue qu‘un membre de sang royal se présente dans la souricière de la dépendance à l’éternité.

 

Dans un contexte d’urgence, il ne procéderait qu’à une purge élémentaire du sang. Le reste de l’embaumement, si le cœur leur en dit, serait laissé à ceux qui retrouveront le corps du défunt.

 

Il s’appliqua. De profondes incisions furent faites le long des bras jusque dans les mains. Il fallait disséquer dans les veines et les artères. Le Comte aspira tout le sang qu’il put et lava les plaies avec de l’esprit-de-vin.

 

Il transvidait le sang sous-tiré dans de grands bols et pots de verre. Par la suite, le sang était entreposé dans des centaines de fioles de verre. Ça lui prendrait toute la nuit pour faire le travail selon les règles d’hygiène encore trop méconnues de la populace.

 

Il procéda ensuite à de profondes entailles aux cuisses, allant parfois jusqu’aux os, qui furent incisées depuis les reins jusque sous les pieds. Le Comte recousu le tout, selon les règles de l’art, malgré le fait qu’il devait embarquer tout son matériel et ses effets personnels sur un bateau qui quitterait le quai de Québec à l’aube.

 

Il fallait également disposer du corps. St-Germain, amateur de grands éclats, pensa laisser le jeune De Belleval devant une église, habillé avec dignité selon les attentes de son rang social.

 

Loin d’être mort, comme certaines rumeurs le prétendaient dans les lieux mondains de Paris qu’il avait habitude de fréquenter, le Comte réapparaîtrait d’ici deux ou trois semaines selon le bon concours du ciel et de l’océan. Il ferait alors comme à l’habitude un effet magistral en renaissant des morts.

 

FIN  

 

(1) Définition : Attirail : n.m. : Ensemble d’objets divers et encombrants, destinés en principe à un usage précis : ex. : Un attirail de photographe.

 

[570 mots.]

 

Notes à moi-même:

 

– Les mots soulignés sont les adverbes que je n’arrive pas à éliminer. J’ai retiré tous les adverbes que je pouvais sans perte de sens.

 

– Les mots en bleu représentent les mots ajoutés entre la version 1 et 2.

 

 

– [Pour la description de la purge, lire sur le sujet de la médecine et les embaumements à la Renaissance.]

 

Vérifications des procédés de conservation des corps dans le livre : De l’embaumement chez les anciens et chez les modernes et des conservations, par J. P. Sucque, Delahaye, 1872, 313 p.

 

 

« Le chirurgien prendra garde que la dissection soit faite dans les veines et dans les artères; afin d’en épuiser le sang et les humidités; ce qui sera observé aux bras, aux mains, aux cuisses, aux jambes, aux pieds, aux talons, aux bourses et aux autres parties, comme le dos, aux épaules, aux fesses… […] Les incisions seront longues, profondes, et en grand nombre, en sorte qu’elles pénètrent jusqu’aux os, et lorsq eu les gros vaisseaux seront ouverts et purgés de leur sang, le pharmacien répandra quantité de poudre dans tous ces espaces, qu’on refermera ensuite avec le fil et l’aiguille. » pp.79-80

 

 

Dans le procès verbal de l’embaumement fait pour Mme LA DAUPHINE, princesse, On décrit le procédé suivant : « Les incisions furent faites le long des bras jusque dans les mains, lesquelles furent munies de cette poudre aromatique, après qu’on eut exprimé tout le sang et qu’on les eut lavées avec de l’esprit-de-vin; on en fit autant aux cuisses, qui furent incisées de part et d’autre depuis les reins jusque sous les pieds, et le tout proprement recousu. » p.91

 

 

La description de l’embaumement du roi de France Louis XVIII en 1829 démontre des méthodes similaires à celle de l’époque de Mme la Dauphine (Marie-Anne de Bavière 1690). Après analyse sommaire de quelques heures, je conclues que la méthode décrite est valable pour une purge de sang en 1757. C’est celle que j’utiliserai dans mon récit. Références à la p.102.

 

 

– [Séquences à venir : l’explication sommaire du prélèvement sanguin, du transferts dans les fioles, de la préparation des bagages et du laboratoire. Suivi du contact avec le quai de Québec, le capitaine du bateau, et l’embarquement, la fuite.]

 

 

– [Je dois aussi m’assurer de la concordance des détails physiques concernant les appartements du Comte décrits dans le premier épisode.]

 

La description des lieux n’est pas très détaillée, ce qui laisse peu de place aux erreurs de raccord entre les scènes.

 

– [Je vois ça comme s’il faut suivre son travail pendant la nuit pour répondre au défi ayant pour thème « La nuit a pris son temps pour devenir demain. ».]

 

Il prépare en quelque sorte ses lendemains d’éternité.

 

– [Pour l’instant je ne me freine pas dans les élans de composition mais je devrai bientôt commencer à éliminer les adverbes (de lieu, de manière et de quantité.)]

 

 

Adverbes de lieu, ex : Devant, derrière, dessous, autour, avant, là, où,  ici , vis-à-vis, ailleurs, dehors, dedans, vis-à-vis, ça, ci-joint

 

Adverbes de manière ex : Comme, comment, debout, presque, exprès, pis… et ceux en : -ment, -emment, -amment.

 

Adverbes de quantité (intensité), ex : Beaucoup,  combien, environ, moins, fort, quelque, assez, aussi, autant, comment, davantage, guère, mais, pas mal, peu, …

 

– [Il faut avoir un mot rare ou inusité.]

 

J’en ai déjà un : attirail.

 

FIN DU BROUILLON VERSION # 2

[Ce qui suit est une zone de brouillon] :

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 1

C’est la suite de l’histoire Désirs d’éternité. Il est suggéré de lire les deux courts épisodes précédents pour mieux comprendre l’intrigue.

Épisode 1 : https://lentonnoir.wordpress.com/2012/02/28/desirs-deternite/ 

Épisode 2 : https://lentonnoir.wordpress.com/2014/02/02/desirs-deternite-2/

* * *

Bourg de Québec, 1757, Nouvelle-France

Après avoir poignardé vif et sec le jeune gentilhomme Pierre-Antoine De Belleval, fils illégitime du roi Louis XV, le Comte de Saint-Germain l’attrapa par le collet pour délicatement l’allonger au sol. Cet animal désormais immortel se mit vite en plan de procéder au (« vidage ») sanguin royal.

Heureusement, cet érudit et vétéran alchimiste trimbala son attirail (1) de base de laboratoire scientifique en terres de Nouvelle-France. Sur le bateau, plusieurs se questionnaient et médisaient à propos du nombre élevé de coffres et de barils pour un seul homme. Bien qu’il était accompagné de deux « obligés » en grandes toges noires. Ils n’avaient pas l’air aguerris pour le travail de la terre ou pour l’armée. On aurait dit des gens de l’église mais pas tout à fait de l’église.

Toujours agenouillé, le Comte clama ses deux laquais. Ils arrivèrent sur le lieu du crime. Un crime parfait.

– Chers complices, ce soir et cette nuit, je vous demanderais de bien collaborer à ce qui va ressembler à un embaumement sommaire, un dépôt de corps et une fuite de la colonie. Vous êtes tenu au secret bien sûr.

– Père Anthème, il faut préparer les malles, les coffres et les barils. Et vous, père Bonin, allez me chercher un brancard à l’hôpital des (« ursulines »). Notre recherche médicinale vient de prendre fin, mes amis, annonça gravement le Comte.

Le Comte sortit sa grosse seringue d’embaumeur, ses gros pots de verre, et ses boites de centaines de fioles translucide. Il se préparait à la « transfusion » finale. Tout en préparant l’embaumement d’urgence, il se disait à lui même qu’il n’avait pas le choix. Le voyage d’exploration botanique de plantes indigènes d’Amérique devait être terminée abruptement. C’était égoïste de sa part, mais il ne pouvait laissé passer cette occasion inattendue d’un membre de sang royal se présentant naïvement dans la souricière de dépendance à l’éternité.

Dans un contexte d’urgence, il ne procéderait qu’à une purge du sang aux méthodes employées (à l’époque des pharaons d’Égypte). Le reste de l’embaumement serait laissé à ceux qui retrouveront le corps du défunt.

Loin d’être mort comme certaines rumeurs le prétendaient dans les salons parisiens et autres lieux mondains qu’il avait habitude de fréquenter, le Comte réapparaîtrait en terre de France d’ici deux ou trois semaines selon le concours du ciel et de l’océan.

(1) Définition : Attirail : n.m. : Ensemble d’objets divers et encombrants, destinés en principe à un usage précis : Un attirail de photographe.

[419 mots.]

Notes à moi-même:

– [Pour la description du vidage, lire sur le sujet de la médecine et les embaumements à la Renaissance.]

Vérifications des procédés de conservation des corps dans le livre : De l’embaumement chez les anciens et chez les modernes et des conservations, par J. P. Sucque, Delahaye, 1872, 313 p.

« Le chirurgien prendra garde que la dissection soit faite dans les veines et dans les artères; afin d’en épuiser le sang et les humidités; ce qui sera observé aux bras, aux mains, aux cuisses, aux jambes, aux pieds, aux talons, aux bourses et aux autres parties, comme le dos, aux épaules, aux fesses… […] Les incisions seront longues, profondes, et en grand nombre, en sorte qu’elles pénètrent jusqu’aux os, et lorsq eu les gros vaisseaux seront ouverts et purgés de leur sang, le pharmacien répandra quantité de poudre dans tous ces espaces, qu’on refermera ensuite avec le fil et l’aiguille. » pp.79-80

Dans le procès verbal de l’embaumement fait pour Mme LA DAUPHINE, princesse, On décrit le procédé suivant : « Les incisions furent faites le long des bras jusque dans les mains, lesquelles furent munies de cette poudre aromatique, aprèss qu’on eut exprimé tout le sang et qu’on les eut lavées avec de l’esprit-de-vin; on en fit autant aux cuisses, qui furent incisées de part et d’autre depuis les reins jusque sous les pieds, et le tout proprement recousu. » p.91

La description de l’embaumement du roi de France Louis XVIII en 1829 démontre des méthodes similaires à celle de l’époque de Mme la Dauphine (Marie-Anne de Bavière 1690). Après analyse sommaire de quelques heures, je conclues que la méthode décrite est valable pour une purge de sang en 1757. C’est celle que j’utiliserai dans mon récit. Références à la p.102.

– [Séquences à venir : l’explication sommaire du prélèvement sanguin, du transferts dans les fioles, de la préparation des bagages et du laboratoire. Suivi du contact avec le quai de Québec, le capitaine du bateau, et l’embarquement, la fuite.]

– [Je dois aussi m’assurer de la concordance des détails physiques concernant les appartements du Comte décrits dans le premier épisode.]

La description des lieux n’est pas très détaillée, ce qui laisse peu de place aux erreurs de raccord entre les scènes.

– [Je vois ça comme s’il faut suivre son travail pendant la nuit pour répondre au défi ayant pour thème « La nuit a pris son temps pour devenir demain. ».]

Il prépare en quelque sorte ses lendemains d’éternité.

– [Pour l’instant je ne me freine pas dans les élans de composition mais je devrai bientôt commencer à éliminer les adverbes (de lieu, de manière et de quantité.)]

– [Il faut avoir un mot rare ou inusité.]

J’en ai déjà un : attirail.

FIN DU BROUILLON VERSION # 1

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