Je suis ta route

[Ce qui suit est une zone de brouillon] :

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 2

Le vent froid d’octobre. Une route perdue. Deux ombres debout dans la pénombre d’un sapin gigantesque aux épines vertes sombres se mêlant à la noirceur. Le décor s’efface à vrai dire au profit des deux silhouettes debout dans le feu des phares lumineux d’une vieille LADA 4X4 kaki. À qui profite l’effet des phares?, direz vous, comme tant de spot-lites littéralement braqués sur vous au moment de vos quinze minutes de gloire? Deux étranges individus vêtus de longs manteaux blancs munis de capuchons à longs rabats couvrant leurs visages d’une ombre impénétrable.

– Entrez entrez, c’est pas un beau temps pour veiller dehors, hein? Y va sûrement mouiller tantôt. On vous embarquent juste à temps je crois, s’écria Micheline, côté co-pilote.

– Merci, merci d’arrêter. Transportez-nous, dit l’homme d’une voix rauque.

– Ok, pas d’trouble!, répondit Bernard aux commandes de sa vieille antiquité. Vous voulez allez où?

– Dans cette direction. Bonne direction, chuchota celle qui semblait être la femme, cachée dans le plis de sa capuche.

– C’est parfait, reprit Bernard, c’est part là qu’on s’en va nous aussi, Ha! Ha! Ha!, c’est pour ça qu’on passait par là, Hi! Hi! Hi!

– Moi c’est Micheline, et vous, qui êtes vous ?

– Je suis ta route, dit la voix rauque.

– Je suis ton chemin, renchérit la femme.

– Ha, ha, ha…, je suis ta route, elle est bonne… Ha, heuuu…., cessa de rire Bernard, voyant que ça ne semblait pas être une blague.

– J’y pense, s’énerva Micheline. Bonyeu, Bernard, ils n’ont pas leurs bagages. Monsieur, madame, on a oublié vos bagages sur la route…

– Bagages, nous, non, informa le pouceux.

– Ah, bon, d’accord, mais…., je ne comprend…, répondit embêtée Micheline.

– Vous allez en voyage? De la famille? Vous v’nez d’où?, lança Bernard pour aider sa femme qui semblait dans l’embarras.

– Nous venons du plus profond de nous mêmes, partagea la pouceuse.

Micheline et Bernard se lancèrent un regard songeur et surprit qui laissait transparaitre leur incompréhension.

– Ok, le fond de vous même… ?, ça se voit, vous n’êtes pas du coin, dit Bernard pour meubler le soudain silence.

– Quel coin? Il n’y a pas de coin dans l’univers, chuchota la femme en blanc.

– Du coin? Dans l’boutte j’veux dire, en tout cas, oubliez ma question. C’est loin où vous voulez aller?, reprit Bernard.

– Ça dépend. Je ressens actuellement que notre destination se rapproche très vite, dit la voix rauque.

– Pourtant on roule pas si vite, hi hi hi, blagua Micheline, tentant une dernière pointe d’humour.

– C’est notre destination qui s’approche plus vite que nous nous rapprochons d’elle, poursuivit l’homme en blanc en saccadant lentement les syllabes de sa longue phrase illogique.

– Ça sonne philosophique votre affaire, parce que je comprends pas hé, hé, hé, mais sérieusement, vous allez où finalement?, insista le conducteur.

– Vers la lumière!, dit la femme étrange.

– Vous n’avez pourtant pas l’air d’être en train d’mourir, souligna Bernard avec un ton moqueur.

– Elle approche, elle approche, je la vois, la voyez vous, s’excita soudain le passager masculin d’arrière-banc. Sa compagne aussi s’agitait.

– Wow, oui, c’est vrai. Ça flash fort dans la nuit, ça doit être une grosse van!, inquiétez vous pas, se fit rassurant Bernard.

– Transportez-nous au ciel! Transportez-nous au ciel!, insistait la femme.

– Micheline! Vois-tu c’que j’vois? La lumière monte vers le ciel!, s’exclama le conducteur.

– Nous aussi on monte, mon chéri, on s’envole!, s’écria sa femme.

– B’en oui, j’ai pu l’contrôle, s’étonna Bernard.

– Émotions à diminuer, émotions à calmer, bien tout va, de dire l’homme en blanc.

– Je suis ta route. Tu es ma route. Je suis ta route. Tu suis ma route. Destins se croisent, besoin maintenant, philosopha sa compagne à voix basse.

– On dirait qu’on est attiré vers cette grosse boule de lumière, mais… mais… c’est une sou… une soucou… une soucoupe volante Bernaaaard, paniqua soudain la co-pilote.

– Douce, douce, zéro danger, zéro mort, nos routes se croisent… mais croiser… implique fin de voyage bientôt ensemble aussi, dit la voix rauque.

Porte d’entrée approche, voyez? S‘ouvre à notre approche. Vous été choisi car passiez à endroit à moment. Je suis ta route, j’ai dis. Tu es dans ma route vers mon objectif. Chez vous on dit: merci, j’ai compris, témoigna de gratitude l’extraterrestre masculin.

Réflexions de l’auteur : À ce moment précis il peut se passer différentes chose, l’histoire peut partir dans plusieurs directions.

1- L’option simple :

L’effacement de la mémoire des témoins, style MEN IN BLACK, « Mais tu les as flashouillé! de dire Will Smith. Ici, on peut imaginer que le couple revienne à la conscience, assis dans leur LADA kaki, sans se souvenir de la mésaventure, pimenté d’un flashback non effacé mais insensé pour son émetteur, mais pas pour le lecteur, par exemple Bernard qui dit dans une conversation l’expression « Je suis ta route. »

2- L’option échange culturel :

– Vous ici et là, dans l’éternité, avec nous pour une parcelle de temps seulement, besoin vous, s’efforça sa femme en s’exprimant en français. Suivez nous…, demanda la femme en blanc.

On peut imaginer qu’on leur confiera un secret divin ou spécial en tout cas.

3- L’option Twilight zone :

Notre couple de terriens se retrouve dans un décor inconnu, comme abandonné sur le bord d’une route, faisant du pouce, et se faisant embarquer et conduire par un couple d’extraterrestres conduisant un véhicule extraterrestre.

4 – D’autres suggestions de fin?

[729 mots]

P.S. Les mots en bleu sont les modifications entre la version 1 et 2.

FIN DU BROUILLON VERSION # 2

[Ce qui suit est une zone de brouillon] :

DÉBUT DU BROUILLON VERSION # 1

Le vent froid d’octobre. Une route perdue. Deux ombres debout dans la pénombre d’un énorme cyprès aux feuilles d’un sombre multicolore se perdant dans la noirceur. Le décor s’efface au profit des deux silhouettes dans le feu des phares lumineux d’une vieille LADA 4X4 kaki. À qui (profite) l’effet des phares comme tant de spot-lights littéralement braqués sur vous au moment de vos quinze minutes de gloire? Deux étranges individus vêtus de longs manteaux blancs munis de capuchons à longs rabats couvrant leurs visages d’une ombre impénétrable.

Réflexions de l’auteur : J’ai là une amorce intrigante pour le défi du couple de pouceux. Dialogues dans un véhicule! 1000 mots max! Je me suis amuser avec les sonorités des syllabes. On s’en rend compte en lisant le texte à haute voix. Maintenant, je dois développer un dialogue… sur quels thèmes? Je sais que mes pouceux sont étranges et mystérieux. Leurs réponses devront être mystérieuses. Premier jet!

– Entrez entrez, c’est pas un beau temps pour veiller dehors, hein? Y va sûrement mouiller tantôt. On vous embarquent juste à temps je crois, s’écria Micheline, côté co-pilote.

– Merci, merci d’arrêter. Transportez-nous, dit l’homme d’une voix rauque.

– Ok, pas d’trouble!, répondit Bernard aux commandes de sa vieille antiquité. Vous voulez allez où?, renchérit-il.

– Dans cette direction. Bonne direction, répondit d’une voix chuchotée celle qui semblait être la femme, cachée dans le plis de sa capuche.

– C’est parfait, reprit Bernard, c’est part là qu’on s’en va nous aussi, Ha! Ha! Ha!, c’est pour ça qu’on passait par là, Hi! Hi! Hi!

– Moi c’est Micheline, et vous, qui êtes vous ?

– Je suis ta route, répondit la voix rauque.

– Je suis ton chemin, renchérit la femme.

– Ha, ha, ha…, je suis ta route, elle est bonne… Ha, heuuu…., cessa de rire Bernard, voyant que ça ne semblait pas être une blague.

– J’y pense, dit Micheline. Bonyeu, Bernard, ils n’ont pas leurs bagages. Monsieur, madame, on a oublié vos bagages sur la route…

– Bagages, nous, non, dit le pouceux.

– Ah, bon, d’accord, mais…., je ne comprend…, répondit embêtée Micheline.

– Vous allez en voyage? De la famille? Vous v’nez d’où?, lança Bernard pour aider sa femme qui semblait dans l’embarras.

– Nous venons du plus profond de nous mêmes, chuchota la pouceuse.

Micheline et Bernard se lancèrent un regard songeur et surprit qui laissait transparaitre leur incompréhension.

Réflexions de l’auteur : À ce stade, j’ai campé une mise en situation traduisant l’effet étrange voulu. Mais maintenant, où doit aller la conversation? Comment est-ce que je veux que ça se termine? Comment surprendre le lecteur? Le premier flash que j’ai eu était que ces êtres étranges sont des extraterrestres égarés nécessitant un véhicule pour se déplacer et aller rejoindre leur vaisseau spatial. J’imaginais une scène finale où les 4 occupants voient apparaître au loin une soucoupe volante. Par une faculté étrange, les deux E.T. font s’envoler la LADA vers la soucoupe. C’est intéressant comme style de fin. Ça ressemble par contre un peu au vélo qui s’envole dans le film E.T. . À part être surpris de ce dénouement, il manque quelque chose de plus. On comprend pas pourquoi sans doute que ça se termine ainsi.

– Ok, le fond de vous même… ?, ça se voit, vous n’êtes pas du coin, dit Bernard pour meubler le soudain silence.

– Quel coin? Il n’y a pas de coin dans l’univers, chuchota la femme en blanc.

– Du coin? Dans l’boutte j’veux dire, en tout cas, oubliez ma question. C’est loin où vous voulez aller?, reprit Bernard.

– Ça dépend. Je ressens actuellement que notre destination se rapproche très vite, poursuivit la voix rauque.

– Pourtant on roule pas si vite, hi hi hi, reprit Micheline, tentant une dernière pointe d’humour.

– C’est notre destination qui s’approche plus vite que nous nous rapprochons d’elle, dit l’homme en blanc en saccadant lentement les syllabes de sa longue phrase illogique.

– Ça sonne philosophique votre affaire, parce que je comprends pas hé, hé, hé, mais sérieusement, vous allez où finalement?, poursuivit le conducteur.

– Vers la lumière!, dit la femme étrange.

– Vous n’avez pourtant pas l’air d’être en train d’mourir, souligna Bernard avec un ton moqueur.

– Elle approche, elle approche, je la vois, la voyez vous, s’excita soudain le passager masculin d’arrière-banc. Sa compagne aussi s’agitait.

– Wow, oui, c’est vrai. Ça flash fort dans la nuit, ça doit être une grosse van!, inquiétez vous pas, se fit rassurant Bernard.

– Transportez-nous au ciel! Transportez-nous au ciel!, insistait la femme.

– Micheline! Vois-tu c’que j’vois? La lumière monte vers le ciel!, s’exclama le conducteur.

Réflexions de l’auteur : À ce stade, j’approche du punch de la fin, ou d’une autre phase de l’histoire. La voiture est prête à s’envoler. Mais je trouve malaisant l’idée que les E.T. transportent contre leur gré deux humains gentils qui leurs rendent service. Donc ça ne peut pas se terminer si simplement. Donc, un nouveau flash. Ils doivent être déposés au sol par la soucoupe après le transfert. Peut-être comme souvent dans ce genre d’histoire, Bernard et Micheline pourrait se réveiller dans leur véhicule. Avec ou sans souvenir de l’événement ? Peut-être que malgré l’oubli, un personnage pourrait dire une phrase innocente qui reprend une parole ou un événement d’avant l’envolée. Idéalement, avec la phrase : « Je suis ta route! » Comment conclure le tout? Des suggestions?

[570 mots]

FIN DU BROUILLON VERSION # 1

2 Commentaires

  1. Ah ben. Je m’en allais dans le même sens car j’ai trouvé que ton défi de pouceux m’offrait une bonne scène pour que mon Zillonien puisse s’enfuir de l’asile avec sa vieille bien-aimée. Mais mon extraterrestre est tellement intégré à sa nouvelle vie terrestrienne (si l’on peut dire) qu’il donnera un tout autre ton. Je sais seulement qu’il ne devrait pas s’envoler dans sa soucoupe volante alors. Ça m’obligera à ne pas terminer ma série. Tu vois mon commentaire ne t’aidera pas pantoute finalement, il est complètent égocentrique. Si je peux donner un commentaire, c’est : pourquoi pas ils enlèveraient pas par erreur les 2 hôtes humains qui dont dans la voiture. Ie semble que ça ferait une bonne issue justement. Les hôtes deviennent les pouceux à leur tour malgré eux, en ne comprenant rien de ce qui leurs arrivent au début. Les extra-t pourraient les défendre puisqu’ils les ont trouvé si gentils. Ou l’inverse, c’était peut-être le but de leur pouçage. Tu donnerais ainsi la frousse à tous les imprudents qui pourraient avoir envie d’embarquer des étranges pouceux.
    J’ai vu une petite coquille en passant: surprit au lieu de surpris.
    Bon, tu me donnes envie d’écrire ma nouvelle quand même. J’espère trouver le temps.

  2. Je corrige ma propre coquille: « qui sont dans la voiture » évidemment.

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