Les cinquantes nuances d’un Glenffidish…

Cette fille est magnifique. Je n’en crois pas mes yeux… J’ai jamais vu autant de sensualité chez une femme. Chaque fois qu’elle déambule devant moi, je tombe en état de rêve. Cette coquine le sait et elle fait tout, pour que nos allées et venues soient coordonnées depuis le début de la soirée. Nous sommes les deux meilleurs serveurs du chic resto l’Académie. Ce soir, nous jouons à celui qui sera le plus rapide, mais j’aime d’autant plus nos parties de cache-cache avec une bière planquée ici et là ! Voilà pourquoi je garde toujours l’ouvre bouteille sur moi.

Mes collègues jaloux, font des paris sur la possibilité que nous formions un couple d’ici la St-valentin. On entend leurs commentaires croustillants passer au-delà des murs des cuisines! Cela dépendra du succès de mes initiatives évidemment… Et, je m’amuse à faire monter les enchères!

Les tintements des verres font une mélodie au-dessus des martellements feutrés de nos pas effrénés. Du fond de la salle, elle me lance un regard flamboyant. Je lui réponds d’un joyeux petit clin d’œil. Elle est plus fébrile qu’à l’habitude ce soir. Ah… Ce qu’elle me plait ! Elle me pointe la porte de la cave à vin du bout de son joli petit nez… Quoi ???!!! Après avoir joué le jeu du mec paisible qui sert patiemment le café à ses clientes, j’ose la regarder en lui lançant le défi de me suivre là où elle veut.
J’ai le cœur qui bat à tout rompre. J’ouvre la grande porte et pénètre dans notre cave froide, en espérant que personne ne m’est vu entrer. Je repère la lumière et l’allume. Je m’appui contre le mur, et je regarde toutes ces bouteilles hors prix. Ah… Je vais remonter, j’ai dû halluciner. Je suis le plus con des hommes. Jamais cette fille ne m’aurait défiée de cette manière toute façon.

Ses talons martèlent les marchent de la cave… Oh… Mes espoirs s’assouvissent en un chant d’anges glorieux qui me vibrent jusqu’au cœur! C’est ma belle hispanique qui s’avance… Je lui ouvre mes bras pour la première fois. Nous sommes deux explosions qui trouvent enfin refuge l’un dans l’autre. Nos étreintes attisent le feu brulant de nos pulsions inassouvies. Sous ses deux paupières grésille deux beaux yeux verts en fête ! Elle m’arbore son sourire victorieux fendu d’une joue à l’autre.

J’embrasse sensuellement sa bouche. Ses lèvres m’inondent de leur élixir de grenadine et de cherry. J’en raffole et complètement assoiffé, et lui en redemande… Ma magnifique tangue sur mon torse. Je jubile comme un prince. J’enfouis ma tête dans son long cou au parfum de thé aux jasmins sur lequel ma langue déambule avec justesse jusqu’à sa nuque doucement acidulée. Elle frissonne et se crispe sur ma mâchoire qui la mord avec appétit. Mais qu’est-ce qui me prend? Elle râle. Tant mieux. Ses cheveux ont des arômes de roses et de menthe. Elle est exquise. Fou de joie, j’attrape ses épaules, qui dansent sous mes doigts. Nous sommes totalement en extase. Vaincu l’un et l’autre.

Magda, exalte une pouffé de phéromones aux parfums de mer et de fleur d’orangé. Je la respire de toute mon âme. Je ne suis plus qu’un ogre affamé. Elle ferme les yeux et se laisse tomber. Je la rattrape d’une main et je plonge amoureusement dans son cœur qui bat à tout rompre. Ma belle transpire… J’en bave et lui lèche doucement le galbe de son sein caché sous sa blouse blanche vanille. Elle est mon paradis sucré. Son ventre perle une goutte à la pêche que j’avale tel un alcoolique. Comment une seule femme peut m’apporter autant de bonheur? Je lui souris et elle me verse la dernière gorgée de vin blanc qui dansait dans sa carafe!!! Je n’en reviens pas !!! Je passe de serveur à un dieu ! Je suis amoureux !!! J’avale ce bon vieux Chardonnay et la mélange avec l’eau de sa bouche… Si merveilleuse, qui arborait un joli sourire de coquillage rose mer. Suis-je en voyage en Argentine ? Et, je descends ma route des Andes pour mâcher avec tendresse les galbes de la peau de sa taille. Elle est mon gâteau des anges. « Oh, c’est bon »me susurre-t-elle…
«Très, très bon …» lui dis-je rauquement. Et, je lui dénude la poitrine tendrement avec mes doigts. Ses petits seins de fraises pleurent dans ses dentelles. Elle râle pendant que je lui lèche son auréole praliné aux jus de canneberges. Elle fond dangereusement sur mes hanches et s’écroule de tout son poids sur le mur, quand je la rebois jusqu’à son cou. Notre haleine est un brasier, nous sommes le feu qui mord la passion à pleine gueule. Oui, on s’embrasse avec cette fougue. Celle qui dicte tous les commandements et toutes les dictatures qu’infligent l’amant en manque de l’autre.
Je la soulève et la transporte comme une princesse jusqu’au fond de la cave. Elle rigole et moi je lui souris comblé. Je l’assois sur une table de bois et me laisse tomber à genoux, la tête dans sa jupe noire. Plus je la déguste plus elle transpire. Je lui déchire ses bas. Elle gémit… Je m’extasie de plaisir dans son abîme d’hibiscus. Nos respirations s’harmonisent… Nous sommes heureux. J’ai trouvé ma femme… Je baisse mon pantalon, qui sourdement tombe au sol sous le tintement métallique de mon ouvre bouteille! Et je nous crucifie d’amour et de plaisir… Enfin on s’apaise…

« Magda!!!linA !!!» Hurle mon boss du fond des catacombes!!!»
En une seconde, nous sommes habillés, loin de l’autre observant des bouteilles…
« Nicolas !!! Vous faites quoi ? » Hurle un fou, les deux yeux exorbités en haut de l’escalier.
«Je lui cherche un Glenffidich Monsieur».
« N’a plus ! Remontez! » dit-il avant de disparaitre.
« J’ai gagné !» dit-elle avec un Glenffidish dans la main tout en m’extirpant le tire-bouchon de mon
pantalon.
« Scotch ? C’est mieux qu’une bière non ?» …

4 Commentaires

  1. Merci Isabelle pour ce succulent texte! Bonne année et au plaisir de te lire à nouveau en 2015!

  2. Ouf! À couper le souffle cette nouvelle érotique. Comme ta plume a de l’aisance dans ce domaine. Je n’oserais te demander d’où vient ton inspiration mais tu possèdes le pouvoir d’être bien inspirante selon moi. Très bonne intégration de l’ouvre-bouteille dans ce festin charnel.

    1. Merci Julie ! Je crois que j’ai laissé passer quelques fautes d’orthographes dans les élans « charnels » comme tu dis. Je m’excuse en haut lieu devant toute la communauté française voir nous les francophones de la lois 101… Mes efforts pour le contenu me fait perdre le contenant… Hic! Vin rouge aidant, awing han han… Bonne néné !!! XXX

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