Le goût du bonheur

Même si je l’avais voulu aucunes parties de moi étaients à la fête. N’importe qui aurait pu essayer de réveiller ne serait-ce qu’une parcelle de désir, mon cœur serait resté froid, absent… Mon âme portait une telle indifférence… Aucun être, personne ne pouvait me redonner ce goût de vivre que tout un chacun possède… Cet espoir que chaque être humain essaie d’entretenir toute sa vie… Pour quoi? Pour qui? La plupart ne le savent pas. Certains croient pouvoir atteindre le « bonheur », d’autres l’avoir déjà atteint et quelques-uns pensent qu’il baignent dedans. Mais tout un chacun est dans l’illusion. Et cette illusion se paie cher. Elle a l’arrière goût de l’indifférence, du je-m’en-foutisme de ce qui arrive aux autres, à tous ceux et celles qui vivent sur cette terre et que je ne connais pas. Des voisins très proches comme des gens à l’autre bout du monde…

C’est nul, je n’ai aucune envie de cette illusion du bonheur que plusieurs d’entre nous désirent par-dessus tout.Il serait vain de chercher à faire renaître une certaine flamme dans mon cœur éteint. Inutile d’essayer de me faire plaisir… de me donner envie de participer à des festivités.

Et pourtant j’étais là pour Noël, dans cette famille qui est la mienne et qui n’est pas pire qu’une autre quand les gens se parlent et évitent les conflits, quand ils sont même heureux de se retrouver…

J’étais comme en dehors, ou en-dedans dans une sorte de bulle… Ma vision était trouble, je ne percevais plus les sons qui pourtant entraient dans mes oreilles. Je ne faisais presque plus partie de ce monde… C’était comme si je dérivais dans une autre dimension…

Et c’est à ce moment là que quelque chose d’inattendu se produisit. Oh! rien de spectaculaire, au contraire. Un petit quelque chose de commun qui peut survenir partout sur cette planète, partout où des humains vivent…

Et ce petit rien que l’on peut entendre couramment, à tout moment, ce petit rien ordinaire a chatouillé mon cœur… Il a réveillé mon âme et m’a ramené dans cette illusion du bonheur qui prenait un goût de réel et donnait envie d’y goûter.

Un rire… oui juste un petit rire. Mais pas n’importe lequel! Un rire qui se découvre… se partage… résonne en chacun de nous… Un rire qui invite à la vie…

Le rire d’un bébé, d’un tout petit être capable de « vivre » le bonheur…

4 Commentaires

  1. Ce texte est magnifique

  2. Comme ce texte est touchant Marie-Lyne. Ça m’a rappelée comment j’ai été fasciné par le rire de mon bébé si pur et si spontané que j’essayais toujours de capturer en l’enregistrant. Mais c’est comme le bonheur, ça ne se capture pas, ça se vit au moment où il passe. Et ce qu’il nous reste est simplement le souvenir de ce qu’on ressentait à ce moment précis. Heureuse de te relire. Bonne année qui s’en vient.

  3. Très beau texte qui nous interpelle et nous ramène à l’essentiel. Qu’est-ce que le bonheur?

  4. Merci. Je suis très touchée par vos commentaires. Bonne année à vous toutes et tous. J’ai beaucoup aimé cet « exercice » et je vais essayer de participer plus souvent.

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